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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/178

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tous les reproches qu’elle méritait ; elle prit enfin le parti qui lui parut le plus sage. C’était d’abord de continuer à ne la pas voir à Hartfield, et de lui communiquer par lettres ce qui était nécessaire qu’elle sût, et ensuite de tâcher de l’éloigner pour quelque temps d’Highbury. Elle crut qu’il serait possible de l’envoyer à Londres chez sa sœur. Isabelle l’avait prise en amitié, et serait enchantée de l’avoir près d’elle.

Elle connaissait trop Henriette, pour ne pas être persuadée qu’elle serait enchantée de passer quelques semaines à Londres, où la nouveauté des rues, des maisons, des magasins, devaient nécessairement captiver son attention et lui procurer de l’amusement. Au moins c’était lui donner une preuve d’attention et d’amitié ; une séparation pour le présent, et reculer le mal qui pourrait arriver d’une rencontre subite.