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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/176

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gaîment part de toutes les nouvelles qu’il avait apprises de M. Perry ; il parla long-temps et avec satisfaction, n’ayant pas la moindre idée de ce qu’ils auraient pu lui apprendre, en retour des nouvelles qu’il venait de leur donner. Tant que M. Knightley resta à Hartfield, la fièvre d’Emma continua ; mais après son départ, elle commença à décliner ; elle devint plus tranquille ; et dans le cours de la nuit blanche qu’elle passa, comme de juste, elle trouva un ou deux obstacles qui lui firent sentir qu’il n’y a pas de bonheur parfait : son père et Henriette ; elle ne put, lorsqu’elle fut seule, ne pas faire attention à ce que les prétentions de ces deux personnes sur elle exigeaient. Pour les contenter tous les deux, comment s’y prendrait-elle ? C’était là la question. Quant à son père, elle était facile à résoudre. Elle ne savait pas là-