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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/104

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vous réponds que si vous ne m’aviez pas encouragée à m’abandonner à mon penchant, j’aurais cru que c’était une grande présomption à moi d’y songer. Si vous ne m’aviez pas dit qu’il était arrivé des choses plus miraculeuses ; qu’on avait vu des mariages plus disproportionnés (ce sont vos propres paroles) je n’aurais pas osé y penser : la chose m’eût paru impossible. Mais, vous, qui le connaissez depuis si long-temps. »

« Henriette, s’écria Emma, qui s’était remise, tâchons de nous entendre à présent, sans qu’il nous soit possible de nous tromper. Parlez-vous de M. Knightley. »

« Certainement. Je ne pouvais parler d’aucun autre. J’ai cru que vous le saviez. Lorsque nous nous sommes entretenues sur cette affaire, il était aussi