Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/61

Cette page a été validée par deux contributeurs.



Une écuellée de gruau très-clair, comme celui qu’il prenait, était tout ce qu’il se permettait d’offrir ; il se contenait cependant, tandis que les dames mangeaient de meilleures choses, et se contentait de dire :

« Madame Bates, permettez-moi de vous proposer de courir les risques de manger un œuf. Un œuf à la coque n’est pas malsain. Personne ne s’entend mieux que Serle à faire cuire des œufs. Je ne recommanderais pas des œufs cuits par d’autres. Mais n’ayez pas peur, vous voyez qu’ils sont petits, un de nos petits œufs ne saurait vous faire de mal. Mademoiselle Bates, souffrez qu’Emma vous offre un petit morceau de tarte, un très-petit morceau. Les nôtres sont faites avec des pommes. Vous ne trouverez pas ici de confitures malsaines. Je ne conseille pas de manger du flanc. Madame God-