Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/57

Cette page a été validée par deux contributeurs.


n’avait d’autres amis connus que ceux qu’elle s’était faits à Highbury, et elle ne faisait que d’y revenir, ayant fait une longue visite chez de jeunes demoiselles, qui avaient été avec elle à la pension de madame Goddard.

C’était une très-jolie fille, et sa beauté était celle qu’Emma admirait le plus. Elle était petite, potelée et blonde ; avec le plus beau teint du monde, elle avait les yeux bleus, le regard d’une douceur angélique ; et avant la fin de la soirée, Emma, fut aussi enchantée de ses manières que de sa personne, et résolut de cultiver sa connaissance. Rien de bien marquant ne se faisait remarquer dans la conversation de mademoiselle Smith ; mais Emma la trouva extrêmement engageante, pas trop timide, parlant volontiers ; mais sans prétention, pleine d’égards, et exprimant d’une manière