Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/555

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


regardais la chose comme très-naturelle. Mais lorsque vous avez fait mention de madame Dixon, j’ai senti qu’il était bien plus probable que c’était une preuve d’amitié féminine, et je ne puis maintenant avoir d’autre idée. »

Il était inutile d’en dire davantage, il paraissait persuadé, ainsi elle cessa d’en parler, on produisit d’autres sujets de conversation. Enfin le dîner fini, le dessert fut servi, on fit venir les enfans qui furent admirés, comme des prodiges, suivant la coutume. On parla beaucoup, on dit quelques bonnes choses, et beaucoup de sottises, comme il est ordinaire dans les grandes assemblées. On débita des contes, de vieilles nouvelles, etc.

Il n’y avait pas long-temps que les dames s’étaient rendues dans le salon, lorsque celles qui n’étaient pas du dîner arrivèrent à la file. Emma,