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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/53

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ronnée d’amis, de bons voisins, et d’avoir une maison bien pourvue. La simplicité et la bonté de son naturel, son contentement et sa reconnaissance, la recommandaient à tout le monde, et faisaient sa propre félicité. Elle parlait beaucoup sur des riens, ce qui convenait fort à M. Woodhouse, amateur de communications et partisan zélé du commérage.

Madame Goddard était une maîtresse de pension, non d’un séminaire ou d’un établissement où rien n’existait de ce qui promettait, par de longues et impertinentes sentences, d’unir des connaissances libérales à une morale élégante par de nouveaux principes et un nouveau système d’éducation ; où les jeunes demoiselles, en payant un prix exorbitant, perdent ordinairement leur santé à force de les serrer, et n’acquièrent que de la vanité :