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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/481

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rangée : ne la croyait pas trop petite. Sa situation était on ne peut pas plus belle ; il fit l’éloge des promenades d’Highbury, ainsi que du bourg ; mais surtout d’Hartfield, et protesta qu’il avait toujours senti pour ce pays l’affection et l’intérêt qu’on doit avoir pour son pays natal, et le plus grand désir de le visiter.

Cette dernière assertion parut un peu hasardée à Emma ; mais supposant que ce fût un mensonge, il était au moins agréable aux auditeurs, et proféré avec grâce. Ses manières ne sentaient ni l’art, ni l’exagération. À ses regards et à ses discours, il semblait véritablement qu’il était au comble de ses vœux.

Les sujets de la conversation étaient naturellement ceux qu’on met sur le tapis avec les gens dont on commence à faire la connaissance. Lui, il fit à