Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/479

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


tant parlé avec un si vif intérêt, était maintenant devant elle : il lui fut présenté, et elle crut qu’il méritait tout ce qu’on avait dit de lui. C’était un très-beau cavalier ; sa taille, son air et ses manières étaient fort bien, et sa contenance annonçait qu’il avait l’humeur et la vivacité de son père. Il paraissait gai et sensé. Elle sentit qu’elle le trouverait à son gré : elle voyait en lui un jeune homme bien élevé, de belles manières, et parlant avec facilité : ce qui la convainquit qu’ils feraient bientôt connaissance. Suivant elle cela arriverait promptement.

Il était arrivé à Randalls la veille au soir. L’empressement qu’il avait montré lui plut. Pour gagner une demi-journée, il était parti plus tôt le matin et arrivé au gîte plus tard le soir.

« Je vous dis hier, s’écria M. Weston, d’un air triomphant, je vous dis