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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/475

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mettaient à son fils une absence de quinze jours. On lui avait tracé la route qu’il devait tenir, et la manière dont il devait voyager. Elle écoutait, souriait et les félicitait.

Il finit par dire qu’il ne tarderait pas à le présenter à Hartfield.

Emma s’imagina voir que sa femme, à ces dernières paroles, lui avait touché le bras.

« Nous ferions mieux de nous en aller, dit madame Weston à son mari, nous détenons trop long-temps ces enfans. »

« Fort bien ! Fort bien ! Je suis prêt, et se tournant vers Emma : Ne vous attendez pas à voir un très-beau jeune homme. Vous ne savez de lui que ce que je tous en ai dit. Je vous assure qu’il n’a rien d’extraordinaire. » Ses yeux en même temps exprimaient un