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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/47

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moiselle Taylor, ni aucun espoir qu’on cessât de la plaindre ; mais quelques semaines après, M. Woodhouse reçut des soulagemens à ses peines. Les complimens de ses voisins, sur un événement qui lui paraissait désastreux, avaient cessé ; et les gâteaux de noces, qui lui avaient causé beaucoup de peine, étaient mangés. Son estomac ne pouvait digérer les plats recherchés, et il ne pouvait s’imaginer que quelqu’un pût digérer mieux que lui.

Tout ce qu’il regardait comme malsain, devait l’être pour tout le monde : c’est par cette raison qu’il avait fait tous ses efforts pour persuader aux nouveaux époux de n’avoir point de gâteaux de noces ; et, lorsqu’il vit qu’il n’était pas écouté, il essaya d’obtenir qu’on n’en mangeât point. Il s’était donné la peine de consulter M. Perry, l’apothicaire, à ce sujet. M. Perry était