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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/469

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lui avaient causé tant de plaisir l’automne dernier, commença à lui donner des palpitations ; et lorsqu’elles se séparèrent, Emma observa qu’elle regardait tout autour d’elle avec une curiosité craintive : elle se détermina à ne lui accorder qu’un quart-d’heure pour sa visite. Elle alla donner ce temps à une ancienne domestique, mariée et établie à Donwell. Le quart-d’heure passé, elle revint à l’allée sablée, fit appeler Henriette, qui parut sur-le-champ, seule : une des demoiselles Martin était à la porte de la maison, et semblait avoir pris congé d’elle, mais froidement.

Henriette ne put pas sur-le-champ donner un détail intelligible de sa visite. Elle était trop affectée ; mais enfin Emma en recueillit assez pour connaître l’espèce de réception qu’on lui avait faite, et la peine qu’elle en ressentait.