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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/417

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fax, pour la première fois, après une absence un peu considérable, sans croire qu’elle avait sujet de se plaindre d’elle ; et maintenant, après la première visite, après un intervalle de deux ans, elle fut singulièrement frappée de son air et de ses manières, quoique pendant ces deux années elle eût pris plaisir à les dépriser. Jeanne Fairfax était l’élégance personnifiée ; et Emma n’admirait rien tant qu’une femme élégante. Elle était d’une belle taille, justement de celle qu’on regardait comme grande, sans l’être trop ; ses formes étaient pleines de grâces ; elle avait cet embonpoint qui tient le milieu entre être trop grasse ou trop maigre, quoique le mauvais état de sa santé semblât faire appréhender une de ces deux imperfections. Emma sentait tout cela ; et puis, sa figure, ses traits !… Elle y trouvait plus de beautés qu’elle ne se