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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/392

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« Je vous remercie. Vous êtes si bonne ! répliqua la pauvre tante, dont Emma se moquait, elle se mit à chercher la lettre. »

« Oh ! la voilà, je savais bien qu’elle n’était pas loin, mais j’avais mis ma ménagère dessus, comme vous voyez, je ne m’étais pas aperçue que je la cachais : il y avait si peu de temps que je l’avais à la main, que j’étais bien sûre qu’elle devait être sur la table. Je l’ai lue à madame Cole, et après son départ, j’en ai fait une seconde lecture à maman ; car une lettre de Jeanne lui fait tant de plaisir, qu’elle ne se lasse jamais de l’entendre : ainsi je savais qu’elle n’était pas loin, ma ménagère était dessus ; et puisque vous avez la bonté de désirer que je vous en fasse la lecture. Mais avant tout, il faut que je fasse des excuses au nom de Jeanne, de ce qu’elle a écrit une lettre si courte.