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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/351

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marquées que, supposant qu’il ignorât véritablement le motif qui la faisait agir, cette conduite pouvait donner le droit à un homme aussi peu observateur et aussi peu délicat que M. Elton, de penser qu’il était fort avant dans ses bonnes grâces ; si elle avait mal interprété ses véritables sentimens, elle ne devait pas s’étonner, qu’aveuglé par l’intérêt, il eût aussi méconnu les siens.

La première erreur et la plus fatale venait d’elle. Elle avait eu tort. C’était une folie de s’être donné tant de peine pour joindre deux personnes qui, sans elle, n’y auraient jamais pensé. Elle avait été trop loin, elle s’était fait un jeu d’une chose très-sérieuse. Elle eut honte de sa conduite, et se promit bien d’éviter de pareilles fautes.

« C’est moi qui ai persuadé à Henriette de s’attacher à cet homme. Elle