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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/339

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ment pour mon amie, les attentions que vous aviez pour elle (du moins je le croyais ainsi), me faisaient le plus grand plaisir ; et je désirais vivement que vous réussissiez : mais si j’avais pu supposer que ce n’était pas elle qui vous attirait à Hartfield, j’aurais soupçonné votre jugement de peu de solidité, en vous voyant y faire de si fréquentes visites. »

« Dois-je croire que vous n’ayez jamais recherché mademoiselle Smith ? que vous n’ayez jamais pensé sérieusement à elle ? »

« Jamais, mademoiselle, s’écria-t-il d’un ton piqué, jamais, je vous assure. Moi, penser sérieusement à mademoiselle Smith ! Mademoiselle Smith est une bonne fille ; je désirerais de bon cœur qu’elle fût bien mariée. Je lui veux beaucoup de bien : et il y a sans doute des hommes qui ne formeraient