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juillet 1817, dans les bras de sa sœur, qui l’avait soignée pendant toute sa maladie avec un zèle infatigable. Je trouve ce paragraphe dans une lettre de la mourante, écrite peu de semaines avant son décès :


« Je ne bouge plus de mon sopha que pour me promener de temps en temps d’une chambre à l’autre, appuyée sur le bras de ma chère et tendre sœur, la plus zélée, la plus soigneuse, la plus infatigable des gardes-malades ; j’ai tremblé que ses soins et ses veilles n’altérassent sa santé, mais grâces en soient rendues à Dieu, ses forces semblent augmenter avec le déclin des miennes. Ce que je dois à son amitié, à l’affection de ma bien-aimée famille est mille fois au-dessus de l’expression, mais non du sentiment qui remplit mon cœur et me rend heureuse malgré l’état de maladie qui m’accable. Si je survis, mon existence tout entière doit être consacrée à la reconnaissance ; si je meurs, puisse le Dieu tout-puissant qui m’ac-