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il faut retourner au cottage ; je suis excessivement fatiguée. »

Henriette, pensive, troublée, mécontente d’elle-même, ne voyant pas son cousin George accourir au-devant d’elle, reconnaissant les torts qu’elle avait avec lui, était de l’avis de sa belle-sœur ; mais ce ne fut pas celui de Charles, ni de Louisa : « Non, s’écria Charles, c’est impossible ! — Non, non, » dit Louisa vivement ; et prenant sa sœur à part, elle lui parla bas avec véhémence. Pendant ce temps, Charles déclarait sa résolution d’aller faire une visite à sa tante Hayter, puisqu’ils en étaient aussi près, et tâchait d’engager sa femme à remplir aussi ce devoir. Alice se joignit à lui pour persuader Maria, mais ce fut en vain ; elle montra sur ce point l’obstination la plus décidée ; et quand il lui dit que puisqu’elle était fatiguée, elle se reposerait un quart-d’heure à Winthrop, elle répondit avec le ton le plus tranchant : « Non certainement, je n’irai pas m’enfermer, et étouffer dans une de ces vilaines chambres basses que je déteste ! Vous pouvez y aller si vous voulez ; quant à moi, je me reposerai beaucoup mieux et plus agréablement sur cette colline. »

Après quelques débats, quelques consulta-