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n’avait ni réserve ni timidité ; il était franc, poli, ennemi de la cérémonie ; avec la famille on eût dit qu’il était avec d’anciennes connaissances ; il n’aimait, ne voulait que ce que chacun semblait aimer et vouloir. Charles apprit à Alice qu’il devait venir le lendemain prendre Charles pour aller à la chasse. Cette nouvelle fit battre le cœur d’Alice, mais cette vive émotion cessa lorsque son beau-frère ajouta : « Ce n’est pas au cottage que nous devons nous réunir, quoique ce fût sa première intention, mais il a craint d’être importun à cause de l’état de souffrance de mon fils. C’est à la grande maison qu’est notre rendez-vous. »

Alice pensa que Frederich désirait l’éviter. « À propos, lui dit Maria, il se rappelle vous avoir rencontrée il y a quelques années chez son frère ; il a demandé si vous étiez mariée, dès qu’il a su que j’étais votre sœur ; vous l’avez sans doute oublié, cet aimable capitaine ?

— Il y a toute apparence, » répondit Alice. Elle comprit qu’en parlant d’elle comme d’une connaissance passagère, c’était pour éviter de lui être présenté.

Le lever était toujours plus tardif au cottage qu’à la grande maison, et le lendemain