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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/98

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Maréchal.

Donnez-moi toujours ce qu’il y a de fait, que je l’étudie.


Maximilien, prenant des feuilles dans le tiroir du bureau.

Voilà, monsieur. Je me suis permis de rétablir quelques mots nécessaires à la construction grammaticale, qui étaient évidemment restés au bout de votre plume.


Maréchal.

Je griffonne si rapidement.


Maximilien.

D’autres étaient illisibles ; je les ai restitués d’après le sens de la phrase : ainsi, prolégomènes, synthétique, logomachie.


Maréchal.

Je vois avec plaisir que les secrets de la langue vous sont familiers.


Maximilien.

Ce ne sont là des secrets pour personne.


Maréchal.

Pour personne. — Vous êtes un homme de mérite, mon cher Gérard ; entre nous, que vous semble de mon discours, là, franchement ?


Maximilien.

Il me trouble beaucoup, monsieur ; il m’irrite.


Maréchal.

Il vous irrite ?


Maximilien.

Comme tous les raisonnements auxquels on ne