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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/94

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Scène XIII

LE MARQUIS, MAXIMILIEN.



Le Marquis.

Ah çà ! mon cher, que se passe-t-il ?


Maximilien.

Vous auriez dû me prévenir, monsieur le marquis, que j’entrais ici pour être le patito de madame Maréchal.


Le Marquis.

Ah ! c’est là que le bât vous blesse ? Vous avez donné dans l’œil à la bonne dame ? Rassurez-vous : elle ne vous obligera pas à lui laisser votre manteau. C’est une personne romanesque mais platonique. Son héros n’est pas forcé de participer au roman ; elle en fait tous les frais. Elle se persuade qu’elle est aimée, elle se livre des combats terribles, et, en fin de compte, elle triomphe de son danger imaginaire en exilant le séducteur dans un bon emploi. Vous voyez que vous pouvez rester.


Maximilien.

Monsieur le marquis, c’est une circonstance atténuante pour madame Maréchal, mais non pour le malheureux qui exploite les ridicules de cette dame. Si je rencontrais un de mes prédécesseurs, je ne le saluerais pas, même après cette explication.


Le Marquis.

Vous êtes fier.