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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/93

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Maximilien.

Rappelez-vous la fable du Loup et du Chien.


Maréchal.

Est-ce qu’on vous traite ici comme un chien ? Vous manque-t-on d’égards ?


Maximilien.

Au contraire, monsieur ; mais, par un travers de mon esprit, dont je ne suis pas maître, tous les soins qu’on prend pour me faire oublier l’infériorité de ma position ne servent qu’à me la rappeler. C’est injuste et ridicule, je le sais. Je n’accuse que moi ; mais je souffre et je m’en vais.

Fernande sort par la gauche.

Le Marquis, à part.

Il y a quelque chose là-dessous.


Maréchal.

Vous êtes un orgueilleux, que voulez-vous que je vous dise ? Je ne peux pas vous retenir de force.


Le Marquis, bas, à Maréchal.

Laissez-moi lui parler.


Maréchal.

Parlez-lui.

Il sort par la droite.