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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/9

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PRÉFACE
DE LA PREMIÈRE ÉDITION


Quoi qu’on en ait dit, cette comédie n’est pas une pièce politique dans le sens courant du mot : c’est une pièce sociale. Elle n’attaque et ne défend que les idées, abstraction faite de toute forme de gouvernement.

Son vrai titre serait les Cléricaux, si ce vocable était de mise au théâtre.

Le parti qu’il désigne compte dans ses rangs des hommes de toutes les origines, des partisans de l’Empire comme des partisans de la branche aînée et de la branche cadette des Bourbons. Maréchal, actuellement député, le marquis d’Auberive, Couturier de la Haute-Sarthe, ancien parlementaire, représentent dans ma comédie les trois fractions du parti, clérical, unies dans la haine ou la peur de la démocratie ; et, si Giboyer les englobe toutes trois sous la dénomination de légitimistes, c’est qu’en effet les légitimistes seuls sont logiques et n’abdiquent pas en combattant l’esprit de 89.

L’antagonisme du principe ancien et du principe moderne