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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/82

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Le Comte, froidement.

Je vous en supplie, madame.


Madame Maréchal.

Puisque tout le monde le veut…


Maréchal.

Allons donc ! Envoyez-nous Fernande, ma chère. (Bas.) Et prépare-la un peu.


Madame Maréchal.

Encore une fois, tout cela est bien rapide… Enfin ! je me rends.

Elle sort.



Scène VIII

MARÉCHAL, LE MARQUIS, LE COMTE.



Maréchal.

Maintenant que ma femme n’est plus là, laissez-moi vous dire sans façon, mon cher marquis, combien je suis heureux et fier de votre alliance !


Le Comte.

C’est à moi seul, monsieur, de m’en féliciter.


Maréchal.

Je ne comptais donner que huit cent mille francs à ma fille, je lui donne le million tout rond.