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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/76

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MARÉCHAL. --- N'as-tu pas assez d'argent pour faire l'aumône?

FERNANDE, avec impatience et les larmes aux yeux. --- Tous les pauvres n'acceptent pas l'aumône. Cette vieille femme est fière, elle est habituée à vivre de son aiguille ; sa vue baisse, et je viens en aide à ses yeux, voilà tout. Il n'y a rien là de romanesque, et, en vérité, je ne comprends pas qu'on me tourmente pour si peu de ehose.

MARÉCHAL. --- Allons, calme-toi ; il n'y a pas grand mal.

MAXIMILIEN, à demi voix. --- Je crois bien !

MARÉCHAL. --- Plaît-il?

MAXIMILIEN. --- Je lis parfaitement; je vais me mettre â la besogne.

Il sort.

LA BARONNE. --- C'est votre secrétaire ? Il est distingué. — Adieu, chère madame, je vous quitte très mortifiée de la petite contrariété dont j'ai été la cause pour mademoiselle Fernande. Je vais porter à Saint-Thomas-d'Aquin mon brandon de discorde et soyez tranquille, mademoiselle, je ne révélerai pas votre part de collaboration.

LE DOMESTIQUE, annonçant. --- M. le comte d'Outreville.