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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/446

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Lucien.

Raoul, qui se croyait atteint légèrement, nous envoie auprès du pauvre Cantenac ; mais il n’avait plus besoin de rien, celui-là ! nous le portons dans son fiacre. Quand nous revenons à d’Estrigaud, il avait perdu connaissance… et vous voyez !


Tenancier.

Le docteur n’a pas d’espoir ?


Lucien.

Non.


André.

Cependant… j’ai vu bien des accidents sur mes chantiers ! j’ai vu mourir !… Les narines ne sont pas pincées, les lèvres ne sont pas décolorées… (Tâtant le pouls de d’Estrigaud. — À part.) Tiens ! tiens !… Quelle comédie joue-t-il là ?… Laissons-le s’enferrer, pardieu !


Lucien.

Eh bien ?


André, revenant, à droite.

Hum ! je ne sais trop qu’en dire.



Scène VIII

Les Mêmes, NAVARETTE, BRAGELARD.



Navarette.

Laissez-moi ! je veux le voir une dernière fois ! (Se jetant sur le corps.) Raoul ! Raoul ! mon seul ami !…

D’Estrigaud échange un rapide coup d’œil avec elle.