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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/434

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Quentin.

Madame me méconnaît… (Fausse sortie.) Madame emmènera-t-elle sa femme de chambre ?


Navarette.

J’oubliais… Qu’on lui dise de faire son paquet et de venir ici avec mes caisses.


Quentin.

Je remercie madame.

Il sort.



Scène II

NAVARETTE, seule.


Je suis là, moi, à tout préparer comme si l’issue du combat n’était pas douteuse ! Et si la chance des armes tournait contre mon pauvre Raoul, au lieu de tourner contre mon pauvre Cantenac ?… Après tout, je n’ai pas encore donné ma signature… Mais ne prévoyons pas le malheur, ça l’attire. Demain, nous serons à Bruxelles ; j’enverrai ma procuration à l’agent de change de Raoul, le bruit de ma belle conduite courra comme une traînée de poudre, et, dans un mois, la nouvelle de notre mariage trouvera les esprits tout disposés… À notre retour, vertueuse Galéotti, j’entrerai dans le monde à votre bras… que vous n’oserez pas me refuser.


Quentin, rentrant.

Il y a là un vieux monsieur qui veut absolument parler à madame ; voici sa carte.