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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/430

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Il sort.

SCÈNE V

LES MÊMES, moins ANDRÉ.

CANTENAC, à d'Estrigaud qui s'élance sur les pas d’André. --- S'il vous faut un témoin, mon cher, je suis là.

D'Estrigaud s'arrête, les yeux fixés sur Cantenac.

LUCIEN. --- Un témoin ? Pour quoi faire?

CANTENAC. --- Dame! il a été insulté assez carrément... trahison immonde!

LUCIEN. --- André est gris, et je suis sûr qu'il sera le premier à regretter sa ridicule algarade.

CANTENAC. --- Il faudra des excuses fièrement explicites alors.

LUCIEN. --- Mêlez-vous de vos affaires, Cantenac. André n'est pas un pilier de salle d'armes comme vous. Je parierais qu'il n'a pas touché une épée depuis l'École. Raoul n'a donc pas lieu de se montrer rigoureux, d'autant qu'il a fait ses preuves.

CANTENAC. --- On ne les a jamais assez faites.