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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/43

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Maréchal.

J’irai plus loin : il en, faut une même pour nous autres. Revenons franchement à la foi de nos pères.


Le Marquis, à part.

Ses pères !… acquéreurs de biens nationaux !


Maréchal.

On ne viendra à bout de la Révolution qu’en détruisant l’Université, ce repaire de philosophie ; c’est mon opinion.


Le Marquis.

Eh bien, mon ami, réjouissez-vous : les opérations contre l’Université vont s’ouvrir dans cette session même.


Maréchal.

Vous me comblez de joie !


Le Marquis, lui mettant la main sur l’épaule.

Ne croyez-vous pas que, dans cette mémorable campagne, la voix de notre orateur aura quelque retentissement et qu’on pourra l’appeler le Vendéen de la tribune ?


Maréchal.

Quoi ! marquis…


Le Marquis.

Oui, mon ami, c’est à vous que nous avons pensé pour ce rôle magnifique.


Maréchal.

Est-il possible ? Mais c’est l’immortalité que vous m’offrez !


Le Marquis.

Quelque chose comme cela.