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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/425

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Lucien, à Aurélie.

Tu achèveras ta scène en voiture, filons.

Il l’entraîne.

Aurélie.

Pas de brutalités… Quelqu’un de vous, messieurs, connaît-il une dame qui s’appelle Aline de son petit nom ?


Lucien, s’arrêtant.

Aline ?


André, à part.

Il était temps de lui trouver une dot.


Cantenac.

Nous avons bien un opéra-comique de ce nom.


Lucien.

Ne plaisantons pas, messieurs ! (À Amélie.) C’est plus grave que tu ne penses. Explique-toi.


André, bas, à Lucien.

Ne la pousse pas à bout ; elle a une lettre.


Lucien, à Aurélie.

Tu as une lettre signée Aline ?


Aurélie.

Parfaitement ! C’est mon fétiche… pauvre femme trompée que je suis !


Lucien.

C’est impossible !


Aurélie.

Je l’ai trouvée dans la poche de votre redingote.