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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/413

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André.

Bah !


Navarette.

Faites le marché vous-même, et vous voilà trois fois millionnaire.


André.

Trois fois millionnaire ! cent cinquante mille livres de rente… à moi ? Ce n’est pas possible !


Navarette.

Vous n’avez qu’à étendre la main.


André.

Mais alors je suis aussi riche que le baron !


Navarette.

Et plus solidement.


André.

Je peux avoir un hôtel comme le sien, des laquais comme les siens…


Navarette.

Et des attelages alezan brûlé, et une loge à l’Opéra.


André.

Et des maîtresses dans l’or et la soie, et des douzaines de chemises de batiste !


Navarette, souriant.

Et des parfums dans vos mouchoirs.


André.

Je marierai ma sœur à qui elle voudra… Trois millions !.. Oh ! chère Navarette ! comment vous témoigner