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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/403

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Cantenac.

Vous n’avez donc pas vu les Argonautes ?


Valentine.

Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il portait à son cou une médaille que lui avait donnée sa maman.


Cantenac.

Aïe ! aïe ! aïe ! la croix de ma mère.


Aurélie.

Et, quand il avait trop dîné, il n’avait qu’un mot : « Je trompe ma famille ! je trompe ma famille ! »


Lucien.

N’avait-il pas, en effet, une famille à la vertu ?


Aurélie.

Ayez donc des parents honnêtes !…


D’Estrigaud.

Ne me parlez pas de l’éducation de famille.


Cantenac.

Et de la famille donc !… Pour moi, je n’en reconnais qu’une : ce sont mes amis.


D’Estrigaud.

D’abord, c’est celle dont on se débarrasse le plus facilement.


André.

Messieurs, je vous demande grâce pour l’amitié.


D’Estrigaud.

Pourquoi pas aussi pour l’amour ?