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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/388

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D’Estrigaud.

Ton arrivée pouvait tout conclure si tu avais voulu comprendre… Mais non, mademoiselle se pique et fait les beaux bras ! Ah ! tu peux te vanter de m’avoir ruiné, toi !


Navarette.

En somme, un mariage de manqué, dix de retrouvés.


D’Estrigaud.

Est-ce que je serai épousable demain !


Navarette.

Pourquoi pas ?


D’Estrigaud.

Pardieu ! tu m’as donné un joli renseignement, je te remercie.


Navarette.

Mais je crois qu’il n’était pas mauvais. Il y a une hausse d’un franc.


D’Estrigaud.

Eh bien, tu m’as annoncé la baisse.


Navarette.

Moi ? Tu rêves.


D’Estrigaud.

J’en suis tellement sûr, qu’en te quittant j’ai fait vendre,


Navarette.

Mon pauvre ami… c’est un malentendu désolant ! Moi, j’ai acheté… peu, malheureusement.