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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/372

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André, timidement.

Oh !


Lucien.

L’un meurt piteusement par obéissance aux lois, trépas de robin monomane ! L’autre, révolté sublime, se fait un bûcher de son palais et y traîne avec lui les voluptés dont le destin vainqueur croyait le séparer !


André.

Tu es lyrique… un peu lyrique…


Lucien.

Eh bien, Sardanapale, c’est d’Estrigaud.


André.

Alors, il ferait bien d’avertir ses femmes.


Lucien.

On ne peut pas causer sérieusement avec toi !


André.

Tu étais donc sérieux ?


Lucien.

Oui, jeune néophyte, je l’étais, et vous me répondez par des calembredaines !


André.

Que le diable t’emporte ! On ne sait sur quel pied on danse avec vous autres.


Lucien.

Tu tombes rarement en mesure, j’en conviens ; mais tu te rattrapes, il y a progrès.