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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/367

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ANDRÉ. --- Je ne sais trop... Après complète exécution, à quatre ou cinq cent mille francs.

D'ESTRIGAUD. --- Avouons qu'il est doux de servir sa patrie à ce prix-là.

LUCIEN. --- On la trahirait pour moins.

ANDRÉ. --- Oh! Lucien, prends garde.

LUCIEN. --- A quoi, Marc-Aurèle?

ANDRÉ, riant. --- Prends garde de déprécier la trahison par le bon marché.

LUCIEN. --- A la bonne heure ! Mais tu avais mis le pied sur l'échelle.

ANDRÉ. --- Avoue que je l'ai retiré à temps.

LUCIEN. --- Tu te formes.

ANDRÉ, à d'Estrigaud. --- Que vous ont dit ces messieurs ?

D'ESTRIGAUD. --- A plus tard les détails. Il faut que je m'habille pour recevoir' des dames. Je vous conterai les choses en long et en large ce soir chez Navarette... Vous n'oubliez pas