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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/342

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d’une femme est plus en sûreté avec moi qu’avec son confesseur…

Il lui prend la main.

Annette, se levant.

Eh bien, mon cher confesseur, donnez-moi un conseil.


D’Estrigaud, à part.

Elle rompt trop.


Annette.

Que dois-je offrir à mademoiselle Navarette pour prix de ses leçons ?


D’Estrigaud.

Le bracelet de ce matin vous acquitte amplement.


Annette, près de la table du milieu, jouant avec un album.

Je regrette presque de le lui avoir donné.


D’Estrigaud.

Voilà un mot qui me dédommage.


Annette.

Si je lui proposais un échange… très avantageux ?


D’Estrigaud.

Laissez-lui ce brimborion et faites-moi la grâce d’en venir choisir un autre dans ma collection.


Annette.

Chez vous ?


D’Estrigaud.

Croyez-vous que ce soit l’antre du lion ? Je vous jure qu’on en sort comme on y est entrée. Toutes ces dames