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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/340

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très enviée, permettez-moi cette fatuité ; enfin il lui constitue une riche sinécure.


Annette.

En somme, c’est un expédiant assez dispendieux.


D’Estrigaud.

Qu’est-ce qu’une cinquantaine de mille francs par an, au prix du repos de la femme qu’on aime ?


Annette.

Vous l’aimez donc beaucoup ?


D’Estrigaud.

Je l’ai beaucoup aimée jusqu’au jour où une autre…


Annette.

À propos d’amourettes, empêchez donc mon frère de s’amouracher de la petite Aline.


D’Estrigaud, à part.

Elle rompt les chiens.


Annette.

Mon père a un très beau parti pour lui, cinq cent mille francs, et je ne voudrais pas qu’Aline fût compromise, pour rien au monde.


D’Estrigaud.

Hum ! il est peut-être un peu tard.


Annette.

Fi donc ! ils en sont encore aux coquetteries les plus innocentes.


D’Estrigaud.

Croyez-vous ?