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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/334

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Annette.

Précisément.


Navarette.

Mais alors ce mariage n’est pas trop catholique : M. de Sainte-Radegonde a fort compromis jadis madame de Valdebras.


Annette.

Vous le saviez ? Mais il y a longtemps !


Navarette.

N’importe, il y a là quelque chose de choquant. M. Gaston va devoir respect et affection à un homme qui a déshonoré son père.


Annette.

Mais il n’en sait rien.


Navarette.

Sa mère, qui le sait, ne devrait pas permettre ce mariage.


Annette, souriant.

Elle est moins rigoriste que vous.


Navarette.

Elle devrait l’être davantage, vous en conviendrez. Mais nous voilà bien loin de Médée ; nous faisons l’école buissonnière.


Annette, se levant.

Et nous ne sommes pas là pour nous amuser. Revenons par le plus court ; voici la brochure : je vais, si vous le voulez bien, vous réciter le rôle.