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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/333

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joué, si je parviens à être passable. C’est le vicomte de Bucy qui joue le dragon.


Navarette.

Il doit y être très amusant.


Annette.

Quel bon toqué, n’est-ce pas ?


Navarette.

Il est très original et même un peu braque.


Annette.

Témoin l’abandon qu’il fait de sa jeune et charmante femme pour cette Valentine de Reuilly, qui n’est pas même jolie. Comprenez-vous cela ?


Navarette.

Oui, madame… mais je me garderai bien de vous l’expliquer. Ne dit-on pas, d’ailleurs, que la vicomtesse se console avec M. Gaston de Valdebras ?


Annette.

C’est un horrible cancan inventé par mademoiselle Angélina.


Navarette.

Oh ! Angélina n’est pas une personne inventive.


Annette.

La preuve que Valdebras ne l’a pas quittée pour la vicomtesse, c’est qu’il épouse ces jours-ci mademoiselle de Sainte-Radegonde.


Navarette.

La fille de l’ancien pair de France ?