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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/328

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— Ma chère Aline, vous aurez soin que les enfants ne prennent pas froid, n’est-ce pas ? c’est à vous que je les confie. Papa a des idées par trop lacédémoniennes sur l’élève des bébés.


Tenancier.

L’élève ! Sois tranquille, nous les ramènerons sains et saufs à leurs boxes… L’élève ! Venez-vous, Aline ?


Aline, à Annette.

J’en aurai bien soin.

Elle sort avec Tenancier par la gauche.



Scène IV

LUCIEN, ANNETTE.



Lucien.

C’est quelqu’un, cette petite fille-là.


Annette.

Certainement. Elle est bien la sœur de son frère.


Lucien.

Avec la grâce en plus. Une nature fine et ferme à la fois, un esprit bien portant qui a la fraîcheur de la santé comme son visage ; pas plus de maquillage à l’un qu’à l’autre…

Et toujours la nature
Embellit la beauté,


comme dirait papa.

Il s’étend sur le canapé.