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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/314

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TENANCIER. --- Tu as de jolies connaissances. J'aime encore mieux d'Estrigaud.

LUCIEN. --- Nous commencerons par lui. Je te présenterai aujourd'hui même.

ANDRÉ. --- Merci, c'est entendu. — Allons, petite fille, prenons congé.

TENANCIER. --- Un moment, mon cher André. Tu vas entrer dans une vie d'activité fiévreuse; la journée n'aura pas assez de douze heures pour loi ; tu la passeras en courses, en démarches de toute espèce, prenant tes repas où et quand tu pourras, ne rentrant chez toi que pour dormir. Que fera ta soeur pendant ce temps-là?

ALINE. --- Je l'attendrai. Soyez tranquille, je ne m'ennuierai pas; je ne m'ennuie jamais.

TENANCIER. --- C'est possible ; mais une jeune fille toujours seule avec sa bonne, c'est à peine convenable.

ANDRÉ. --- Je n'avais pas songé à cela, moi.

ALINE. --- Oh! ne me renvoie pas à Poitiers ! Tu m'as promis que je ne te quitterais plus.

TENANCIER. --- Il y a un moyen de tout concilier. Prends, toi, une chambre