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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/28

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La Baronne, se levant.

Il n’y a que les sots qui y croient.


Le Marquis, se levant.

Voilà justement le hic. Vous n’êtes recherchée que par des hommes extrêmement spirituels… trop spirituels ! et c’est un sot que vous voulez.


La Baronne.

Parce que ?


Le Marquis.

Parce que vous n’entendez pas vous donner un maître. Il vous faut un époux que vous puissiez accrocher dans votre salon comme un portrait de famille, rien de plus.


La Baronne.

Avez-vous fini, mon cher devin ? Tout cela n’a pas le sens commun ; mais vous m’avez amusée, je n’ai rien à vous refuser.


Le Marquis.

Maréchal aura le discours ?


La Baronne.

Ou j’y perdrai mon nom.


Le Marquis.

Et vous perdrez votre nom… je m’y engage.


La Baronne.

Vous faites de moi tout ce que vous voulez.


Le Marquis.

Ah ! baronne, comme je vous prendrais au mot si j’avais seulement soixante ans. (Dubois apporte une carte de