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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/232

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Madame de Verlière, se regardant dans la glace.

N’est-ce pas aussi une chose bien surprenante que cette complète indifférence à ma… Comment dirai-je ?


Lancy.
À votre beauté.

Madame de Verlière.

Oui. Si j’ai quelque chose de passable, c’est ma chevelure. On dirait qu’il ne s’en est jamais aperçu.


Lancy, souriant.

Il aime votre âme.


Madame de Verlière.

Ne plaisantez donc pas. — Et, s’il ne m’aime pas, en effet, voyez à quelle horrible supposition je suis réduite.


Lancy.

Laquelle ?


Madame de Verlière, se rasseyant en face de Lancy.

Vous ne voulez rien comprendre aujourd’hui ! Ne vous ai-je pas dit qu’il est sans fortune ?


Lancy.

Vous lui faites injure.


Madame de Verlière.

Mon Dieu ! toutes mes idées se brouillent. Qui me tirera d’anxiété ? Mon cher Lancy, vous regrettiez de ne pas être mon frère ; supposez que vous l’êtes, et donnez-moi un conseil, je vous en prie.


Lancy.

Mon conseil serait trop intéressé.