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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/228

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Lancy.

Parbleu ! madame, j’en suis plus troublé que vous. Quand vous êtes rentrée, j’étais en train de faire mon examen de conscience et de me reprocher la légèreté de mes accusations.


Madame de Verlière.

Vraiment ? Alors remettez-moi l’esprit ; vous me rendrez un vrai service. Asseyez-vous. (Lancy s’assied sur une chaise de l’autre côté de la cheminée, tournant à moitié le dos au public.) Je fais trop de cas de vous pour estimer en toute sécurité un homme qui n’aurait pas toute votre estime.


Lancy, d’un ton résigné.

Je n’ai aucune raison de la refuser à M. de Mauléon.


Madame de Verlière.

Je respire. Ainsi ce mariage dans l’Inde… ?


Lancy.

Vous le disiez vous-même, pouvait-il… ?


Madame de Verlière, vivement.

Il ne s’agit pas de ce que j’ai pu dire, mais de ce que vous pensez. Déclarez-moi seulement que vous auriez agi comme M. de Mauléon, et cela me suffira.


Lancy.

J’aurais agi comme lui.


Madame de Verlière.

Au bout de trois mois ?


Lancy.

Bah ! le temps ne fait rien à l’affaire.