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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/227

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Madame de Verlière.

C’est moi qui l’ai prié de me laisser un peu à moi-même. Il reviendra prendre le thé ce soir. Mais, après une matinée si remplie, j’avais vraiment besoin de rassembler mes idées… Je suis bien aise de vous retrouver là.


Lancy.

Et moi, je veux être pendu si je sais ce que j’y fais. Adieu, madame.


Madame de Verlière.

Je ne vous renvoie pas… au contraire.


Lancy.

Votre triomphe serait-il incomplet si je n’y assistais pas ?


Madame de Verlière.

Mon triomphe !… Oui, je devrais être au comble de mes vœux, et pourtant… je suis presque triste.


Lancy.

Une grande joie est aussi accablante, dit-on, qu’une grande douleur.


Madame de Verlière.

Non, ce n’est pas cela ; c’est… c’est votre faute.


Lancy.

À moi ?


Madame de Verlière.

Tout ce que vous m’avez dit sur M. de Mauléon me revient et me trouble.