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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/221

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Car je tiens à conserver au moins les droits de l’amitié, si je n’en puis avoir d’autres.


Madame de Verlière.

Voilà de bonnes paroles dont je me souviendrai quoi qu’il arrive. (Lui tendant la main.) Merci, mon ami.


Un domestique, ouvrant la porte de gauche.

Madame, M. de Mauléon est là.


Lancy, à part.

M. de Mauléon ?


Madame de Verlière.

C’est bien ; j’y vais.

Le domestique sort.

Lancy, très-froid.

C’est donc lui ? Que ne le disiez-vous tout d’abord ? Je me serais retiré sans souffler mot.


Madame de Verlière.

Pourquoi devant lui plutôt que devant un autre ? Est-ce que vous le connaissez ?


Lancy, prenant son chapeau sur la table.

À peine. Je sais seulement qu’il est depuis deux ans consul quelque part, dans l’Inde.


Madame de Verlière.

Eh bien ?


Lancy.

Or, comme vous n’êtes veuve que depuis quatorze mois…