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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/212

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Lancy.

Sûr comme de mon existence.


Madame de Verlière.

Voilà un amour dont je ne me doutais guère.


Lancy.

Et moi, donc ! Il n’y a pas un mois qu’on m’aurait bien étonné en me l’annonçant.


Madame de Verlière.

Comment cela vous est-il venu ? Car je ne suis pas coquette.


Lancy.

Non certes ! — C’est cette cheminée qui est cause de tout le mal, si mal il y a.


Madame de Verlière.

Vraiment ?


Lancy.

Je ne vous connaissais que de vue, ce qui est déjà quelque chose, mais je risquais fort de ne pas vous connaître davantage, car votre deuil m’eût fermé votre porte comme à tout le monde, si cette brave cheminée ne me l’eût ouverte en fumant.


Madame de Verlière.

Elle fume encore par le vent d’est, je vous en préviens.


Lancy.

J’en prends note. À partir de ce jour, je ne rêvai plus que réparations… rêve étrange chez un propriétaire et dont la bizarrerie aurait dû m’éclairer sur la pente où je