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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/209

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restait plus que le mariage de raison… et c’est fièrement difficile, allez, de rencontrer une femme qu’on ait raison d’épouser. Mais à la fin je crois avoir trouvé mon lot.


Madame de Verlière.

Ah ! tant mieux !


Lancy.

Un moment ! Je ne suis pas encore agréé.


Madame de Verlière.

Vous le serez, mon ami ; il est impossible que vous ne le soyez pas, car vous êtes un homme charmant, malgré ce vilain procédé… que nous perdons un peu de vue.


Lancy.

Au contraire, nous y arrivons. Comme garçon, je pouvais me contenter de mon entresol ; en montant d’un grade, il faut aussi que je monte d’un étage.


Madame de Verlière.

Je comprends. C’est madame de Lancy que vous voulez installer dans mon appartement.


Lancy, se levant.

Vous l’avez dit.


Madame de Verlière.

Je vous pardonne en faveur du motif, quoiqu’il soit bien pénible de déménager. Je suis bête d’habitude ; je me plaisais beaucoup ici, je l’avoue.


Lancy, appuyé au dossier du fauteuil de madame de Verlière.

Qu’à cela ne tienne ; restez.