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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/205

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Madame de Verlière.

Est-ce une plaisanterie ?


Lancy.

Hélas ! l’homme du monde ne se fût pas permis de forcer votre consigne ; tant d’audace n’appartenait qu’à l’homme d’affaires.


Madame de Verlière.

Et l’homme d’affaires ne pouvait-il pas attendre jusqu’à demain ?


Lancy.

Impossible. D’après notre contrat, nous devons nous prévenir mutuellement six mois d’avance ; or le terme fatal expire aujourd’hui, et, demain, vous entreriez de plein droit dans la seconde période de votre bail, ce qui me contrarierait prodigieusement.


Madame de Verlière.

Voilà parler en franc chasseur.


Lancy.

En homme des bois, si vous voulez.


Madame de Verlière.

Vous n’y allez pas par quatre chemins.


Lancy.

Peut-être.


Madame de Verlière.

Le peut-être est joli. — Et peut-on savoir ce qui vous oblige à me congédier ? Car vous avez une raison, je suppose.