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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/183

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Giboyer.

Mon Dieu, monsieur…


Maréchal.

Il veut son indépendance ? Il l’aura ! Personne ne saura qu’il m’appartient… j’aime autant ça ! Voyons, si vous lui portez le moindre intérêt, vous devez accepter mes offres. Elles sont belles !


Giboyer.

Si belles, que je ne puis excuser mon refus qu’en vous disant toute la vérité. J’emmène Maximilien avec moi surtout pour le dépayser, pour l’arracher à un amour sans issue.


Maréchal.

Il est amoureux ? Parbleu, le beau malheur ! nous l’avons tous été, et nous voilà !


Giboyer.

Ce n’est pas une amourette, monsieur ; c’est une passion.


Maréchal.

Quoi ? Une jeune fille qu’il ne peut pas épouser ?


Giboyer.

Précisément.


Maréchal.

Que le diable emporte les jeunes gens ! (À part.) Et ma réponse… après-demain. (Haut.) — Quand partez-vous ?


Giboyer.

Demain soir.